Dalenys poursuit sa mue vers le paiement

Dalenys (ex-Rentabiliweb) vient de publier ses chiffres pour 2016. Elle insiste sur les performances de son pôle Paiement, désormais à l’équilibre, et sur ses ambitions européennes. La restructuration de ses autres activités, désormais mises au service des paiements, confirme la transformation de cet acteur.

Dalenys ambitionne de couvrir 8 à 10 % du marché de l’e-commerce français d’ici 2018, soit un volume de flux de 5 milliards d’euros. La France reste d’ailleurs son marché principal avec environ 85 % de ses transactions. Son volume d'affaires encaissé pour 2016 passe à 1,7 milliard d'euros (+77 % par rapport à 2015) et pourrait atteindre les 2,6 milliards fin 2017. Rien qu’en janvier 2017, la société a géré 213 millions d’euros de flux, des indicateurs qui viennent confirmer la capacité de l’entreprise à atteindre ces objectifs pourtant ambitieux.

Ses pôles Marketing (en charge du relationnel client, du cash-back, etc.) et Telecom (micro-paiement, transactions par téléphone, etc.), ont fait l’objet de synergies avec son pôle Paiement, afin de confirmer le virage stratégique du groupe. Ce pôle Paiement affiche un chiffre d’affaires de 17 millions d’euros (+ 44 %).

Concernant l’offre Be2bill, lancée il y a cinq ans, et son pôle Paiement plus globalement, l’équilibre opérationnel est désormais quasiment atteint.

Notre Analyse : Dalenys : des ambitions élevées et européennes

Forte de ces résultats encourageants, Dalenys espère parvenir à équilibre l’ensemble de ses activités cette année. Ce qui serait la preuve que le virage stratégique, amorcé il y a 5 ans, a porté ses fruits. A la fois processeur et acquéreur, Dalenys compte sur sa capacité à séduire les grands e-commerçants, tout comme le néerlandais Adyen (90 milliards de dollars de transactions réalisés en 2016), auquel elle se compare volontiers, même s’ils ne pratiquent pas la même échelle.

Dalenys compte pour cela sur une approche omni-canal (points de vente et e-commerce) englobant collecte, acquisition et gestion des flux. Au même titre qu’Adyen, elle est également connectée au réseau Carte Bancaire, ce qui lui procure un avantage compétitif (face notamment à HiPay, Lydia, etc.).

Dalenys se présente désormais comme une FinTech et s’éloigne progressivement de son cœur de métier initial, davantage BtoC (micro-paiements pour les sites d'astrologie, de rencontres, jeux). Elle s’adresse aux entreprises et commerces avec des briques dédiées aux paiements en ligne.

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