GoCardless part à l’assaut du marché français

Trois ans après son déploiement officiel dans l’Hexagone, la jeune pousse britannique spécialisée dans la simplification et la dématérialisation des paiements récurrents par prélèvement automatique, ouvre son bureau dans la capitale française où elle entend poursuivre son développement.

Fondée en 2011, GoCardless a développé un dispositif qui permet aux entreprises d’accepter des paiements récurrents par prélèvement SEPA. Dédiée à l’origine aux petites entreprises, la solution a vite touché les grands comptes. Elle a d’ailleurs déjà séduit certains grands groupes hexagonaux, à l’image d’Axa et EDF, depuis Londres.

L’ouverture du bureau parisien est liée à ses résultats positifs réalisés sur le marché français en amont de son positionnement local. GoCardless cherche aujourd’hui à consolider son implantation et prévoit pour cela de recruter plusieurs profils dont un country manager. GoCardless vise ainsi une croissance plus dynamique de son chiffre d’affaire en France, de 100 à 150 % d’une année à l’autre.

La FinTech a signé des partenariats avec de nombreux éditeurs français pour permettre aux sociétés de connecter le dispositif à leurs logiciels, elle discute également avec certaines banques françaises sur les possibilités d’un éventuel partenariat. 

Mise en perspective : Le boom des paiements récurrents  

Plusieurs FinTech étrangères s’installent dans l’Hexagone avec la volonté de s’immerger au plus près de leurs clients français. Rien qu’en ce début d’année, de nombreuses start-up internationales, à l’image de ConSensys et Circle Pay, ont annoncé l’ouverture de leurs bureaux parisiens. Une appétence qui reflète le niveau de maturité et d’attractivité du marché français.

GoCardless compte marcher sur les plates-bandes de SlimPay, qui opère des prélèvements SEPA depuis plusieurs années. Le spécialiste du prélèvement français a profité de l’essor du « pay as you go » pour s’imposer sur un marché en plein développement. Il devrait désormais faire face à la jeune entreprise britannique mais aussi à certaines ex-start-up spécialisées dans le paiement en ligne à l’instar de Stipe et Adyen. SlimPay se targue tout de même d’être moins cher et bien positionné sur l’économie de la récurrence.

Avec l’ouverture du bureau parisien GoCardless prouve une fois de plus son intérêt pour le marché Européen. La start-up nourrit également des ambitions internationales et ambitionne de lancer un réseau mondial de prélèvement qui permettrait par exemple à un Canadien de prélever un Australien par le biais de la solution de GoCardless.   

 

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