Un new deal européen sur les données pour favoriser l’économie, y compris le paiement digital ?

L’Europe s’était déjà dotée d’un règlement fondateur pour permettre la libre circulation des données personnelles : le RGPD (Règlement Général pour la Protection des Données). Mais la portabilité des données, prévue par ce nouveau règlement pour permettre le partage des données et leur réutilisation, n’est toujours pas effective. Or l’enjeu de la réutilisation des données pour créer des services numériques transfrontaliers innovants (parcours numériques, IA,...) est stratégique pour la croissance de l’économie européenne.

Le volume de données générées par le secteur public, les services privés et les citoyens augmente constamment : le volume pourrait être multiplié par 5 entre 2018 et 2025. Pour bénéficier de cet avantage économique du marché unique européen des données personnelles et non personnelles, évalué entre 500 et 540 milliards d’euros (soit entre 3,8 et 3,95 % du PIB), l’Europe souhaite instaurer un modèle alternatif à celui de certaines BigTech. Elle propose pour cela une nouvelle gouvernance des données en adéquation avec les valeurs fondamentales européennes.

Au travers du nouveau projet de règlement dévoilé le 26 novembre 2020, dit acte sur la gouvernance des données, l’Europe veut donc se doter d’un outil législatif pour permettre le partage et la réutilisation des données, personnelles ou non, avec des garanties de protection appropriées pour les entreprises et les consommateurs, tout en respectant les règles de la concurrence.

Est-ce que ce nouveau règlement transectoriel pourrait bénéficier au secteur des paiements ? sans nul doute mais comment ?

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