Salaryo finance la location d’un espace de coworking

Les offres des FinTech répondent souvent, par leur flexibilité, aux besoins des entrepreneurs et autres petites entreprises ou start-up. Salaryo a construit son modèle en ce sens, mais avec un objectif spécifique : financer à crédit l’installation des entrepreneurs dans un espace de coworking.

Salaryo s’est lancée en 2017 et vient de recevoir le soutien de l’accélérateur Techstars. La start-up s’est spécialisée en tant que prestataire de services financiers à destination des start-up et freelances. Plus particulièrement, Salaryo propose des prêts flexibles dédiés au financement d’espaces de travail partagés.

L’offre de Salaryo prélève des frais fixes de 10 dollars par mois par tranche de 1 000 dollars avancés. Elle permet ainsi à ses membres de bénéficier d’un prêt flexible pour financer les frais afférents à la location d’un local de coworking : dépôt initial et/ou trois premières mensualités de la location. La souscription passe par un formulaire simplifié à remplir en ligne. Le scoring repose sur l’historique de crédit s’il existe, mais aussi sur des données sociales et relatives à l’activité professionnelle des demandeurs.

Salaryo se défend de cibler un marché de niche et table plutôt sur la croissance du marché des start-up et l’évolution du nombre de freelances aux Etats-Unis : une étude révèle ainsi que 40 % de la main d’œuvre américaine travaillera de manière indépendante en 2020.

Mise en perspective : Entrepreneurs et start-up, cible privilégiée pour les services financiers

Malgré ses déclarations, Salaryo se positionne bien sur un marché de niche, mais dont le potentiel est extrêmement porteur. En effet la location d’un espace de coworking dans les grandes villes américaines peut s’avérer très coûteux, en particulier au moment de l’installation. A titre d’exemple, la location d’une simple table dans le centre de New York s’élève à plus de 500 dollars par mois, avec un dépôt initial de 750 à 1 000 dollars. Pour une start-up de plusieurs personnes, ces frais peuvent s’élever à 10 000 ou 15 000 dollars. Comme toutes les jeunes start-up positionnées sur le crédit, Salaryo fonde son modèle sur un outil de scoring alternatif adapté à sa cible. En outre, la FinTech a conçu son offre au fil de sa propre construction en tant que start-up, au sein d’un espace de coworking israélien. Elle peut ainsi se targuer de défendre les intérêts de sa cible, ayant connu les mêmes problématiques.

Les services financiers à destination des freelances inspirent aujourd’hui de nombreuses offres. A l’instar de Dinghy sur le marché de l’assurance ou Qonto sur la banque au quotidien. Des offres qui ont aussi inspiré les groupes financiers historiques. Société Générale s’engageait par exemple dans cette voie en 2016, dédiant même une offre bancaire aux co-workers en 2017.

 

 

En poursuivant votre navigation, vous acceptez le dépôt de cookies tiers destinés à améliorer votre expérience utilisateur.

J'accepte Non, en savoir plus