Retour d’expérience : nouvelle licorne, N26 vise le monde

Retour d’expérience : nouvelle licorne, N26 vise le monde
Retour d’expérience : nouvelle licorne, N26 vise le monde

LES FAITS

  • N26 vient de clore une levée de fonds de 300 M$. Un tour de table de série D, mené par le fonds Insight Ventures Partners. Autres participants : les investisseurs historiques, notamment Tencent et Allianz.
  • Autres chiffres-clés :
    • Plus de 500 M$ levés depuis sa création
    • 2,3 M de clients dans 24 pays européens (contre 1 M en juin dernier)
    • Valorisation : 2,7 Mds $ (contre moins d’1 Md il y a un an)
    • 1 Md€ de dépôts
    • 20 Mds€ de transactions traitées
  • Modèle économique : si la néo-banque est encore loin d’être rentable, ses sources de revenus se sont étoffées. D’autant que, selon les marchés, ce sont 32 à 35 % de ses clients qui optent pour un compte premium. Ses principales sources de revenus :
    • Recettes des cartes (frais de transaction et interchange)
    • Cotisation des comptes premium
    • Découvert et crédit

ENJEUX

  • Passer d’une banque européenne à une banque mondiale. A son lancement, N26 s’est d’emblée positionnée comme une banque européenne. Aujourd’hui, elle ambitionne de devenir une banque « globale ». Après le lancement de sa filiale américaine au premier semestre 2019, elle souhaite ouvrir 4 à 6 nouvelles implantations, notamment en Amérique Latine et en Asie.
  • Accompagner une croissance très rapide : en l’espace d’un an, N26 a beaucoup changé, tant par l’explosion du nombre de clients, que par les lancements de nouveaux produits (carte haut de gamme N26 Metal, comptes épargne Espaces) et l’évolution de sa valorisation. Cette levée de fonds était donc nécessaire pour lui permettre de continuer à croître à ce rythme, d’aborder le marché américain et d’envisager une internationalisation au-delà de l’Europe et des USA.

MISE EN PERSPECTIVE

  • La course avec Revolut continue. Il y a quelques semaines, Revolut annonçait l’obtention de sa licence bancaire. Elle compte aujourd’hui 3,5 M de clients dans 30 pays et sa valorisation était d’1,7 milliard de dollars en avril dernier. Enfin, tout comme N26, elle vise pas moins d’une centaine de millions de comptes bancaires dans le monde dans les années à venir.
  • Impossible de ne pas faire le rapprochement, d’autant que leur rythme de croissance est comparable. Reste que N26 mise beaucoup sur le marché français, avec 600 000 clients (contre 500 000 pour Revolut). Elle ambitionne de devenir la première banque numérique française. Si c’était le cas, ce serait surtout le premier pure player (néo-banque) à tenir ce rang, auprès des filiales online des banques historiques.

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