Marcus estime le coût des travaux pour mieux vendre un crédit conso

Marcus by Goldman Sachs est l’entité BtoC du géant de la finance américaine. Cette banque de détail ajoute aujourd’hui une nouvelle corde à son arc pour mieux placer ses crédits à la consommation : elle utilise ainsi l’analyse de données de HouseCanary pour estimer la valeur des biens immobiliers et l’éventuelle appréciation en cas de travaux. Une initiative commerciale qui rend l’usage des données toujours plus pertinent.

Pour réaliser son nouveau projet, Marcus s’est associé avec HouseCanary, une start-up qui propose de l’analyse de données à destination des agents immobiliers. Cet outil a néanmoins été repensé pour servir directement les propriétaires immobiliers clients de Marcus.

Il est découle un nouveau service baptisé « Home Addition Calculator ». Ce dernier permet de calculer le coût d’une extension (surélévation, ajout d’une pièce, d’une salle de bain, d’une chambre ou d’une piscine) à un bien immobilier. Il estime dans le même temps la valeur que les travaux apporteront finalement à ce bien lors de sa revente.

Marcus met donc ce nouvel outil à disposition de ses clients et en profite pour mettre en avant ses crédits à la consommation dédiés à l’amélioration du logement en avant. Ces prêts sont accordés pour des montants de 3 500 à 40 000 dollars et sont remboursables sur des périodes allant de 3 à 6 ans.

Mise en perspective : L’analyse des données : une des clés de succès pour Goldman Sachs

Les ambitions de Goldman Sachs pour Marcus ne sont pas nouvelles. En mai dernier, le géant de la finance américaine le démontrait en exportant son activité de crédit en Europe (au Royaume-Uni et en Allemagne plus particulièrement). Le lancement du nouvel outil d’estimation des travaux suit donc la stratégie actuelle du groupe.

En matière de traitement des données et de conseil clients, le lancement du « Home Addition Calculator » ne représente pas non plus une surprise de la part de Goldman Sachs. La banque mettait en effet la main sur Clarity Money en avril 2018. Le rachat de cet agrégateur et PFM doté d’une intelligence artificielle était aussi un moyen de remplir ses objectifs en matière de création d’une plate-forme digitale dédiée aux finances personnelles.

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