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Les régulateurs britanniques veulent plus de concurrence

La CMA (Autorité de la Concurrence) impose l’accès aux données bancaires et le Régulateur la concurrence dans l’infrastructure interbancaire.

Malgré un service gratuit de mobilité bancaire depuis 2013, le Royaume-Uni connaît une rotation de banque inférieure à la France (respectivement 3 et 4 % des particuliers). Afin d’y remédier, la CMA impose plus de transparence aux banques anglaises : libre accès des clients aux données sur leurs opérations bancaires par des outils ouverts (“Open Banking”) ; publication de la qualité de service des agences et sites d’ebanking ; alerte en cas de découvert ; rappels réguliers du droit à changer de banque.

Par ailleurs, le PSR (Payment Systems Regulator) demande à restructurer les systèmes d’échange interbancaires. Son évaluation conclut à l’impact négatif pour les consommateurs de l’absence de concurrence entre les trois plateformes de compensation : BACS (virements et prélèvements), Faster Payments (virements en temps réel) et LINK (retraits par carte). Leur actionnariat commun se réduit en effet au même petit nombre de grandes banques historiques. Le PSR exige un protocole commun de messagerie et, surtout, la mise en concurrence pour les traitements de ces CSM (actuellement tous confiés à VocaLink).

En outre, il appelle à fusionner les CSM non monétiques : BACS, Faster Payments et la Cheque & Credit Clearing Company. Son avant-rapport suggère qu’une seule plate-forme, modulée en couches fonctionnelles autonomes, facilitera l’évolution technologique, sans la conditionner à la vitesse de la banque la plus lente à migrer. Cette architecture offrirait en outre des conditions de compétitions équivalentes aux acteurs installés et aux nouveaux venus.

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L’Open Banking requis par la CMA transpose une exigence centrale de la DSP2. Il permettra aux AISPs (agrégateurs d’information sur les comptes de paiement) d’agréger et d’offrir une vue consolidée des avoirs et engagements. Il facilitera aussi la comparaison entre banques. Cette approche est moins centralisée qu’en France, où un comparateur d’offres de tenue de compte est fourni par le gouvernement depuis le début de l’année.

Les mesures complémentaires, notamment la réduction des pénalités et agios (1,2 milliard de livres sterling, soit 1,4 milliard d’euros), risquent de réduire l’appétence des banques à servir les populations les moins favorisées.

Enfin, soulignons que le système bancaire anglais, très innovant en matière marketing, reste moins évolué sur l’infrastructure : jusqu’au lancement de Faster Payment, un virement domestique prenait trois jours.