Instant Payment : Transactis veut séduire les banques

Fruit d’un partenariat industriel entre la Société Générale et La Banque Postale, Tansactis, usine commune de traitement des flux de paiement, vient de lancer une offre dédiée aux flux de paiement instantané à l’intention des institutions financières françaises et européennes. La JV veut capitaliser sur cette expertise pour capter également les flux monétiques des banques, alors que ces dernières se lancent tout juste sur l’instant payment.  

Partant du principe que de nombreuses banques françaises et européennes n’ont pas investi dans la technologie à très haute disponibilité qui permettrait de traiter des volumes de transactions importants en temps réel, Transactis a développé une plate-forme multi-banques de gestion des flux.  

Conçue pour intégrer facilement de nouveaux clients, la plate-forme propose deux types d’offres. La première assure une prise en charge et un traitement complet des virements instantanés jusqu’aux systèmes d’échange, proposant un interfaçage directe avec les applications de la banque (API ou Web Service). La deuxième est, quant à elle, limitée à l’échange interbancaire et offre un accès immédiat aux différents systèmes d’échanges européens (EBA Clearing, BCE ou STET).

Développée conjointement avec Sopra Banking Software, la plate-forme sera dans un premier temps mise à la disposition des réseaux de ses actionnaires à savoir Société Générale, Boursorama, le Crédit du Nord, et La Banque Postale. Transactis espère ensuite convaincre d’autres établissements bancaires.

Mise en perspective : Instant Payment : un outil de conquête pour Transactis

Avec la mise en œuvre du paiement instantané paneuropéen, l’enjeu pour les banques est de construire des systèmes d’information à haute disponibilité en capacité de traiter de gros volumes et fonctionnant en temps réel. Cela nécessite pour certaines une évolution de leur architecture mais aussi de lourds investissements informatiques. C’est ce qui amène la filiale commune aux deux groupes bancaires, à proposer une offre mutualisée. Cette vision se heurte cependant à l’existence des mêmes usines de paiement entre les groupes BPCE et BNP (Partecis) et chez Crédit Agricole Payment Services.

Transactis espère dans un second temps les convaincre de prendre en charge leurs flux monétiques, dans un souci de centralisation et d’économie. Elle table pour cela sur la richesse fonctionnelle et le coût attractif de sa solution. Mais le flou règne encore sur un marché, considéré comme stratégique. BPCE s’est dit prêt à recevoir et émettre des paiements instantanés dès le 24 avril, le Crédit Mutuel Arkéa le sera probablement en juillet, alors que BNP Paribas pourrait suivre en novembre. Les paiements en temps réel deviennent donc une réalité dans l’Hexagone. Mais la question de la tarification et des usages restent entière.

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