Etude : Que pensent les salariés de la protection sociale ?

Dans une étude réalisée pour le compte du cabinet RH Adding, BVA s’est penché sur les attentes, en matière de protection sociale, des salariés français. 2003 salariés d’entreprises privées de plus de 500 salariés, ont été interrogés sur des questions touchant à l’épargne salariale, aux garanties prévoyances et à la complémentaire santé.

Les salariés ont d’abord évalué l’importance des dispositions qui pouvaient être proposées par les entreprises. Les PEE, intéressement et participation, arrivent en première place ; il s’agit, selon les salariés, de la mesure la plus importante que l’entreprise pourrait proposer à ses salariés. Suivie respectivement par la mutuelle, les RTT et la prime d’ancienneté. Cette catégorie d’avantage pourrait d’ailleurs faire changer d’entreprise 7 salariés sur 10 parmi les sondés.

47 % ont déclaré disposer d’une épargne retraite, soit environ un salarié sur deux. Et dans plus de deux cas sur trois, cette épargne retraite a été acquise dans le cadre d’un dispositif d’entreprise.

En revanche, 54 % des répondants estiment que leur entreprise devrait jouer un rôle dans le choix des placements financiers, les 46 % restant ne souhaitent pas que l’entreprise intervienne dans leurs choix. Une petite majorité a donc été favorable à un accompagnement sous forme : de conseils personnalisés sur les questions financières et patrimoniales (86 %), d’outils de simulation de placements financiers (68 %) et de formations sur ces questions financières (62 %).

Notre Analyse : Les Français et l’épargne salariale

Actuellement l’épargne salariale est proposée par près de 300 000 entreprises et touche à peu près 8,7 millions de salariés, pour un encours de 122,5 milliards d’euros. L’épargne salariale compte de plus en plus dans le patrimoine des salariés, mais un bon nombre d’entre eux reste dans l’expectative en ce qui concerne les différents dispositifs.

Certains des résultats de l’étude peuvent être subjectifs, comme ceux relatifs à l’importance des dispositifs (ce résultat étant lié à l’âge : les salariés de moins de 50 ans ont tendance à mettre en avant le PEE/intéressement/participation et les RTT) ou ceux liés à l’épargne retraite, puisqu’ils sont corrélés au niveau de revenus des interviewés.

Cependant, l’étude montre bien que les salariés ont un fort besoin d’accompagnement et d’information ; la plupart des collaborateurs interrogés ont exprimé le besoin d’être accompagnés dans la souscription, mais également de bénéficier de formations et de conseil. Des chiffres qui confirment la tendance au développement des robo-advisors. Amundi, notamment, a annoncé il y a quelques mois travailler à un outil de ce type.   

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