En bref : Robinhood lève plusieurs milliards de dollars

La FinTech à l’origine d’une application de courtage en ligne, Robinhood, vient de lever 3,4 milliards de dollars, dont 1 milliard de dollars issus d'un financement annoncé le 29 janvier dernier. Parmi ses soutiens financiers : Ribbit Capital, ICONIQ Capital, Andreessen Horowitz, Sequoia, Index Ventures et NEA.

Ces fonds devraient permettre à la FinTech de poursuivre ses investissements en faveur de la croissance record de sa clientèle (13 millions de clients). Il s'agit aussi de réussir le pari fixé il y a un peu plus d'un an pour élargir son activité : à l'époque, Robinhood s'engageait dans la refonte de son offre en passant d'une activité pure de courtage au lancement d’un compte de dépôts associé à une carte de paiement.

Un gage de confiance pour faire taire la polémique

La confiance des investisseurs est aussi un moyen pour Robinhood de couper court aux critiques ayant fusé ces dernières semaines, notamment suite à l'histoire inédite d'un distributeur historique de jeux vidéo GameStop.

Rachétée par Microsoft, GameStop a vu sa valorisation s'envoler, avant de subir les ventes à découvert de fonds spéculatifs (une technique permettant de réaliser une plus-value en cas de baisse d'une action). Cétait sans compter sur la mobilisation des boursicoteurs, investisseurs individuels très attachés au distributeur, ayant majoritairement opéré via Robinhood pour rebooster l'action de GameStop. Depuis la mi-janvier le titre a ainsi gagné jusqu’à plus de 2000 %, bouleversant les règles du marché et faisant perdre des milliards de dollars aux fonds spéculatifs.

Le problème vient finalement de la réaction de Robinhood qui, sous couvert d'obligations règlementaires (atteindre un dépôt de garantie capable de couvrir les positions de ses clients), a finalement dû bloquer les transactions sur les titres de GameStop, donnant raison au marché établi. Une prise de position qui apparaît aujourd'hui en contradicion avec le caractère engagé de Robinhood, aux yeux de ses clients. La situation actuelle pourraient bien avoir des répercutions politiques et judiciaires fortes et fragiliser encore l'image déjà écornée de la FinTech.

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