Covéa teste les usages de la Blockchain

Covéa teste les usages de la Blockchain

Covéa vient d’annoncer son intention de développer des pilotes d’assurance basés sur l’intégration de la Blockchain. A cet effet, l’assureur a passé un accord avec l’institut de recherche technologique SystemX. Une approche pragmatique qui s’appuie à la fois sur un partenariat académique et sur l’identification de start-up. Covéa se distingue ainsi des grandes coalitions, du type R3, qui vient de connaître un nouveau revers.

L’assureur français Covéa vient d’annoncer sa participation au projet « Blockchain for Smart Transactions » ; un programme lancé par SystemX, IRT dédié à l’ingénierie numérique des systèmes.

Covéa est le premier assureur à prendre part à ces travaux, aux côtés d’autres grands groupes, comme La Poste, PSA et EDF. Le groupe doit y apporter son expertise en matière d’expérience client et y développer des pilotes autour de l'assurance automobile et habitation.

Dans ce cadre, SystemX va également recruter un certain nombre de start-up qui travailleront dès le mois de septembre avec les grands groupes autour de quatre cas d’usage précis. Les objectifs du programme sont d’explorer les pistes d’optimisation des coûts grâce à la Blockchain et de trouver de nouveaux cas d’usage pour chaque secteur d’activité.

Notre analyse - Une approche pragmatique pour tester la Blockchain

80 % des banquiers prévoient l’adoption effective de la Blockchain d’ici 2020. Ce chiffre marquant a été révélé par une enquête mondiale réalisée par Infosys Finacle et LTP. Pourtant, si la moitié des établissements financiers auraient déjà investi ou prévoiraient d’investir dans cette technologie, les exemples d’application concrète sont encore rares.

BNP Paribas et AXA IM viennent tout juste de présenter leur solution de gestion d’actifs basée sur l’usage de la Blockchain, un secteur où les pilotes se multiplient. Dans le domaine de l’assurance, les attentes sont élevées vis-à-vis de la Blockchain, dont les smart contracts pourraient simplifier les processus.

Covéa, pour sa part, se démarque de ses concurrents, en ne participant ni au consortium R3, ni au consortium B3i, constitué par de grands noms européens de l’assurance. Il y a quelques semaines, le président du groupe avait suscité quelques réactions sceptiques en affirmant qu’il ne fallait pas « s’emballer avec le numérique ». Aujourd’hui, cette prise de position semble confirmer cette vision pragmatique. L’assureur fait le choix d’une structure permettant des tests cross-sectoriels et délaisse les grands consortiums qui ne semblent pas répondre aux attentes de leurs membres. JPMorgan vient ainsi d’annoncer sa sortie anticipée du groupe R3.

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