BBVA investit dans le conversationnel

BBVA investit dans le conversationnel

LES FAITS

  • Le fonds d’investissement américain de BBVA, Propel Venture, vient d’investir dans un assistant financier conversationnel doté d’une IA.
  • Baptisé Charlie, ce chatbot textuel donne des conseils financiers à une clientèle fragile de jeunes américains. Il est accessible par SMS ou via Facebook Messenger.
  • Portrait-robot :
    • 80 % de femmes
    • Âge moyen : 27 ans
    • Retailer le plus fréquenté : McDonald’s
  • Charlie aide à prendre de meilleures décisions financières : trouver des opportunités d’épargne, éviter les retards de paiement ou le découvert, trouver de meilleurs tarifs pour les services financiers souscrits, analyser les dépenses pour prendre de bonnes habitudes, etc.
  • Canaux d’utilisation : Facebook Messenger ou SMS
  • Propel Venture a mené le tour de table d’un montant de 9 millions de dollars. Objectif : augmenter la base de clients pour atteindre 5 à 10 millions d’utilisateurs américains, lancer de nouvelles fonctionnalités avec des partenaires.

ENJEUX

  • Investir dans une technologie qui est en train de se démocratiser auprès des utilisateurs de services financiers. D’après Gartner, 38 % des entreprises dans le monde veulent lancer ou sont dans un projet de lancement de chatbot (et 80 % dans le conversationnel).
  • Propel Venture a porté son choix sur Charlie pour son positionnement assez spécifique : le chatbot ne nécessite pas de télécharger une application (donc pas de smartphone) et propose gratuitement un service caractérisé par son extrême simplicité d’accès. Il repose en outre sur l’association du gaming avec des mécanismes mis en évidence par les sciences cognitives, pour permettre de changer durablement les habitudes financières.

MISE EN PERSPECTIVE

  • BBVA a déjà incubé Upturn, une FinTech américaine dont l’unique objet est de permettre aux emprunteurs américains de contester leur score de crédit en cas d’erreur de scoring.
  • Via Propel Venture, elle a également racheté Néon au Brésil, qui propose des cartes de crédit aux jeunes Brésiliens qui n’accédaient pas au crédit jusque-là. Ce nouvel investissement confirme l’intérêt de la banque pour les outils de gestion des finances personnelles et d’accompagnement des clients en situation de fragilité.
  • En France aussi, le conversationnel progresse : oui.sncf teste actuellement sur son site Web un chatbot permettant d’acheter et de payer des billets de train. La FinTech Bruno, quant à elle, offre un chatbot hébergé sur Facebook Messenger, qui propose à ses utilisateurs des opportunités d’épargne.

 

CHIFFRE-CLES

- 250 000 utilisateurs US

- 20 M de messages échangés

- 50 M de dollars de dette remboursés

- 80 $ d’épargne par semaine par utilisateur grâce à Charlie

 

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