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Retour d’expérience : les chiffres du crowdfunding en hausse

L’association professionnelle Financement Participatif France (FPF) vient de publier son dernier baromètre sur la finance participative, en partenariat avec KPMG. Ses résultats attestent d’une croissance record, bien que d’autres analyses viennent noircir quelque peu ces bons résultats. L’association va notamment devoir répondre aux attaques de l’UFC-Que Choisir ?

Les fonds collectés par les plates-formes de financement collaboratif en France ont plus que doublé sur la dernière année, atteignant le montant record de 628,8 millions d’euros. Le crowdfunding compte à lui seul 2,6 millions d’investisseurs et représente 40 % des fonds collectés entre 2015 et 2016 (+37 % pour le don, +46 % pour le prêt et +36 % pour l’investissement).

Concernant le montant moyen des investissements, il varie selon les projets, allant de 62 euros pour les dons, à 6 343 euros en moyenne pour les investissements en capital. La tendance semble jouer en la défaveur du marché des actionnaires individuels qui a perdu plus de la moitié de ses investisseurs en moins de 10 ans.

Concernant les investisseurs justement, l’étude de KPMG révèle que la cible des plates-formes participatives est globalement jeune ; plus jeune en tous cas que celle des financeurs traditionnels. Concernant les dons, près de la moitié des financeurs a ainsi moins de 34 ans.

Analyse : Un marché en cours de structuration

La popularité des services de crowdfunding et de finance participative se confirme en France. Les plates-formes attirent ainsi toujours plus de financeurs et de participants.

Il n’en demeure pas moins que ce marché encore jeune doit faire face aux critiques et passer par une phase de régulation. C’est ce qu’illustre une autre étude récente, de l’UFC-Que Choisir, qui publie un rapport à charge contre les acteurs du crowdfunding. L’association de consommateurs accuse en effet les plates-formes de surévaluer les promesses de gains pour les investisseurs et de minimiser les risques. L’UFC-Que Choisir a ainsi déposé une demande auprès de l’ACPR afin que celle-ci impose aux plates-formes de mieux respecter leur devoir d’information. L’association pointe en particulier les clauses abusives d’Unilend, Lendix, Lendopolis, Pretup, Bolden et Prexem.

Rappelons également que le crowdfunding immobilier a connu sa première déconvenue en début d’année, avec la faillite du promoteur Terlat. Ces éléments confirment que ce marché devrait entrer dans une phase de maturation passant par la régulation.