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La blockchain appliquée au financement commercial

La technologie de registre partagé, dite blockchain, sera utilisée dans les transactions commerciales internationales. Le consortium R3 basé à New York et ses partenaires financiers, dont BNP Paribas et Natixis, ont annoncé la création de deux prototypes de lettres de crédit et de créances clients.

Le consortium a fait usage de la blockchain au profit des lettres de crédit ; une priorité, en raison des difficultés liées à leur gestion (papier), au risque de fraude, mais aussi du poids économique des lettres de crédit qui garantissent annuellement 2 000 milliards de dollars de transactions.

En effet, le prototype permettrait de réduire les coûts de la trade finance de 10 à 15 %. Ce qui impliquerait une croissance de 15 % des revenus des banques, grâce à l’augmentation du volume des transactions traitées, pour un marché qui leur rapporte 45 milliards de dollars (source : BCG).

Les transactions seront placées dans un registre privé. Les lettres de crédit seront signées et garanties électroniquement, ce qui permettra aux clients de suivre les données en temps réel. Les prototypes seront testés auprès des transporteurs maritimes pour une meilleure gestion de leur trésorerie.

Notre Analyse : Les premières promesses de la blockchain tenues ?

Pour des transactions financières simplifiées et sécurisées, des coûts de fonctionnement réduits et des échanges plus rapides, banques et assurances se penchent sur la blockchain. L’intérêt suscité par cette technologie dans le secteur bancaire international se manifeste de plus en plus.

Plusieurs consortiums ont vu le jour, comme l’initiative de la caisse des dépôts en France ou le  consortium R3 dont l’objectif est le développement de standards autour de l’usage de la technologie. Certaines banques, dont Santander, J.P.Morgan préfèrent travailler en parallèle sur la blockchain et élaborer leurs propres pilotes.

Aujourd’hui la première application concrète issue des travaux du consortium R3 a été lancée. Elle concerne sans surprise le financement des transactions commerciales, qui disposent d’une grande marge dans la réduction des coûts de traitement, étant donné l’archaïsme des procédés sur lesquels elles reposent.